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Des jeunes adultes sans symptômes graves de la COVID-19 meurent d'AVC, alertent des médecins

Par NTD

Alors que le coronavirus continue de se propager à l'échelle internationale, la communauté scientifique commence à en savoir davantage sur la maladie. L'un des constats les plus alarmants concerne les personnes d'une trentaine et d'une quarantaine d'années qui souffrent de plus en plus d'AVC.

C'est le Washington Post qui rapporte cette nouvelle alarmante. En effet, des médecins américains ont remarqué que de plus en plus de personnes d'une trentaine et d'une quarantaine d'années souffrent d'AVC. La plupart d'entre eux sont infectés par le coronavirus et ont du mal à s'en sortir. En effet, une bonne majorité d'entre eux en décède ou reste avec des séquelles importantes. 

Une situation inquiétante lorsqu'on sait que généralement ces patients ont observé un confinement strict, mais qu'ils ont commencé au bout d'un certain temps à avoir des difficultés à bouger le côté droit de leur corps en plus d'avoir des difficultés à parler. Le quotidien américain précise pourtant que ce type d'AVC considéré comme grave arrive à un âge médian se situant à 74 ans.

Pour certains chercheurs, les raisons de ces AVC «précoces» sont des conséquences directes de problèmes sanguins préexistants. Rappelons que les AVC hormis d'être liés à l'âge sont souvent dus à des problèmes d'alimentation ou d'hygiène de vie. Les personnes avec du cholestérol par exemple sont davantage susceptibles d'en être victimes.

Pour d'autres chercheurs, ces AVC «précoces» pourraient s'expliquer par le fait que ces patients sont assez jeunes et robustes pour combattre les problèmes respiratoires liés au coronavirus, mais que le virus s'attaque aux autres organes importants de leur corps, dont leur cerveau, où des caillots de sang peuvent se former.

Le Washington Post rappelle que ces AVC doivent se traiter en urgence. Le quotidien indique que lorsque vous en ressentez les symptômes, il ne faut surtout pas hésiter à appeler une ambulance. Chaque heure compte dans ce genre de situation. Le quotidien américain souligne que des petits AVC ne causent pas des séquelles permanentes et peut se résoudre en 24 heures alors que les plus gros peuvent être catastrophiques.

Le Washington Post souligne qu'une étude réalisée par la "Thomas Jefferson University Hospitals" sur ce sujet est en cours d'examen de validation par un journal médical. On devrait donc en savoir davantage sur cette situation inquiétante prochainement.

Source: Washington Post · Crédit Photo: Adobe Stock