cover

Une hausse du Smic le 1er janvier pourrait être la solution afin de sortir de la crise des Gilets Jaunes.

Par NTD

Le mouvement des "gilets jaunes" semble vouloir gagner sans cesse en importance et voilà que l'éditorialiste économique Nicolas Doze a expliqué sur les ondes de BFMTV qu'à son avis, la seule solution économique qui lui semblait envisageable était une hausse du Smic le 1er janvier.

Selon Doze, le défi auquel fait actuellement face le gouvernement en France n'est plus d'ordre économique, car il est désormais une question de paix civile: "À ce stade, je ne vois qu'une seule avancée: une très forte hausse sur le Smic au 1er janvier. [...] Si vous voulez qu'on analyse la question de l'impact d'une hausse économique sur le Smic, il est clair que vous fabriquez des chômeurs chez les gens non qualifiés et que vous enfermez des gens dans le Smic qui resteront des travailleurs pauvres. Mais là, on n'est plus sur de l'économie, on est sur une notion de paix civile. Ce n'est plus l'économie qui préside. Muriel Pénicaud nous a dit la semaine dernière que la hausse serait automatique, qu'il n'y aurait pas de coup de pouce, mais qu'elle serait significative. Or, on aurait une inflation plus forte que prévu, environ 1,8% sur l'année. 1,8%, ça vous fait une hausse un peu plus forte que prévu, mais pas significative. En janvier dernier, le Smic, il a pris 1,24%, c'est déjà beaucoup plus qu'en 2017. Ça faisait quoi? Ça faisait 12 centimes de hausse par heure brut, 18 euros de hausse pour un Smic mensuel à temps plein à 35 heures. Ça veut dire que c'était une hausse bien supérieure à celle de l'année d'avant, mais on restait malgré tout sur des petits montants."

L'éditorialiste économique a d'ailleurs insisté sur le fait qu'en ordonnant une hausse du Smic, cette décision serait davantage motivée pour des raison de paix civile que d'un point de vue économique: "J'anticipe une inflation nettement supérieure à ce qui est prévu pour 2019, ce qui justifie que la hausse du Smic ne soit pas exactement celle que vous aviez anticipée, elle sera donc peut-être nettement supérieure. Vous avez un effet hypervisible, vous avez quelque chose de national qui touche absolument tout le monde et qui est super simple à comprendre. Après, effectivement, si vous voulez faire une analyse de la hausse d'un point de vue économique, ça ne se justifie pas. Mais là, ça n'est plus l'économie qui préside, c'est la paix civile."

Dans une intervention télévisée précédente, Nicolas Roze indiquait que le mouvement des "gilets jaunes" pourrait avoir de fortes répercussions sur la croissance française. À cet effet, Roza avait expliqué: "Tout n'est pas chiffrable, mais il y a une très forte baisse de fréquentation. Il y a même aussi des problèmes d'approvisionnement puisqu'il y a des dépôts qui sont bloqués."

Enfin, l'éditorialiste économique avait aussi tenu à souligner que l'impact sera ressenti par les commerçants qui ont écopé des casseurs lors des nombreuses manifestations: "Puis, il y a toutes ces boutiques saccagées qui sont purement fermées et qu'il va falloir remettre en état avec une facture à la clé bien évidemment."

Voici un reportage de BFMTV: 

Rappelons que le mouvement des "gilets jaunes" a pris naissance en réaction à une colère généralisée du public quant à la hausse des prix des carburants.

Source: BFMTV

Crédit Photo: Courtoisie