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La GRC victime d’une fraude de 100 000$

Par NTD

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a dû changer sa façon d'attribuer les cartes de crédit qui servaient à acheter de l'essence. En effet, des enquêteurs ont découvert que la GRC avait été victime d'une organisation criminelle qui avait mis en place une fraude qui passait inaperçue depuis plusieurs mois.

La fraude dont a été victime la GRC n'est vraiment pas négligeable, car les escrocs sont parvenus à faire des achats totalisant un montant de 104 555$ avec une seule carte de crédit clonée.

Pour ajouter aux inquiétudes de la GRC, tout porte à croire qu'elle pourrait ne pas être la seule organisation du genre à avoir été touchée par ces fraudeurs.

Camille Habel, porte-parole pour la division du Québec de la GRC, a expliqué à la CBC: "Cette façon de cloner les cartes nous laisse croire que les informations de centaines de personnes pourraient aussi avoir été clonées."

Comme dans tous les cas de fraudes bancaires, la GRC a plaidé afin qu'une partie de la somme dont elle a été escroquée soit couverte par les assurances et la compagnie de crédit a accepté jusqu'ici de couvrir une somme de 14 555$. Ce montant provient aux achats frauduleux que la GRC est parvenue à retracer jusqu'à maintenant. La GRC dit espérer arriver à retracer pour encore un peu plus de 9000$ qui pourront ensuite être couverts.

Toutefois, la GRC ne cache pas qu'il y a fort possiblement une somme de 80 070$ qui risque d'être perdu à jamais.

Habel a expliqué que le travail des enquêteurs indiquait sans l'ombre d'un doute que cette fraude était l'oeuvre d'une organisation criminelle et qu'à l'heure actuelle, les enquêteurs étaient en discussion avec la Couronne quant à des suspects qui pourraient avoir été identifiés.

La fraude aurait débuté à l'été 2016 comme le raconte Habel: "À un moment au cours de l'été 2016, l'une des cartes de crédit utilisées par la GRC pour acheter de l'essence dans une station-service aurait été clonée. Éventuellement, quand est venu le moment de contrôler la carte, nous avons réalisé qu'elle avait été fraudée et nous avons aussitôt ouvert une enquête à cet effet."

La carte de crédit qui avait été clonée exigeait la présence d'une pièce d'identité, mais elle n'avait pas de puce.

Selon Habel, la majorité des achats frauduleux effectués avec la carte clonée se sont produits dans les environs de Montréal.

Comme la carte clonée en était une de type "affaires", les achats étaient facturés dans un compte par où une multitude d'autres transactions étaient effectuées. Ainsi, la tâche de retracer chaque achat peut se révéler extrêmement laborieuse et complexe.

De plus, il est très difficile de savoir exactement à quel moment la carte clonée a commencé à être utilisée, mais la GRC ne cache pas que les fraudeurs ont pu profiter d'un délai très favorable avant que la fraude ne soit découverte.

La GRC n'a pas voulu préciser à quel moment la fraude avait été dévoilée au grand jour, mais des sources indiquent que la découverte s'est effectuée entre le 1er avril 2017 et le 31 mars 2018. 

Source: CBC

Crédit Photo: Courtoisie