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Catastrophe évitée dans une école du Québec: deux jeunes condamnés à 12 et 15 mois de probation.

Par NTD

Deux des quatre adolescents impliqués dans une sombre affaire de plan visant à tuer un élève ont été respectivement condamnés à 12 et 15 mois de probation.

La mère de la victime a expliqué à TVA Nouvelles que son fils était soulagé d'un tel dénouement après avoir énormément souffert en raison des réseaux sociaux: «Le 5 septembre dernier, notre vie a basculé. Quatre jeunes, dont trois qu’on connaissait très bien, ont comploté pour tuer et torturer notre fils. »

Ce sont quatre adolescents qui avaient été inspirés par la tragédie de Columbine, aux États-Unis, qui avaient planifié de mettre le feu à leur école pour ensuite tuer un élève qui était un ancien ami.

En plus de ce plan diabolique, les adolescents ont effectué des menaces sur les réseaux sociaux, en plus de propager de fausses rumeurs de harcèlement sexuel au sujet de l'élève.

Tout en faisant remarquer que son fils était un ami d'enfance des adolescents qui ont planifié le complot mortel, la mère a déclaré: «Mon fils était ciblé. Il s’est fait traiter de violeur après de fausses rumeurs propagées en ligne. »

La victime a dû abandonner ses activités parascolaires, en plus d'encaisser un échec scolaire.

L'adolescent a confié à des journalistes qu'il devait encore vivre avec un stress constant et que le simple fait de se rendre à l'école peut être une source de stress intense: «Si j’avais un message pour les jeunes : parlez-vous de vive voix. Les réseaux sociaux engendrent des conflits et les gens n’y sont pas eux-mêmes. J’ai la chance d’encore être là pour vous en parler. »

Pour sa part, le père de la victime a déclaré auprès des journalistes que les parents avaient un rôle important à jouer et qu'ils ont comme responsabilité de confronter leurs enfants lorsque ceux-ci tiennent des propos inquiétants en ligne: «Mon fils est vivant parce que ce plan a échoué. Des signaux avaient été envoyés auparavant. Quand votre enfant propage des mots qui blessent sur les réseaux sociaux, il faut mettre une limite. »

Les deux adolescents, un garçon de 15 ans et sa complice de 16 ans, avaient plaidé coupable au préalable.

Deux autres jeunes impliqués dans la même affaire subiront leur procès en octobre prochain.

Source: La Presse