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Le coronavirus frappe plus sévèrement les personnes obèses, selon une étude française

Par NTD

Une nouvelle étude réalisée par le CHU de Lille, dans le nord de la France, dresse un constat inquiétant concernant le coronavirus. Selon ce qu'on peut y lire, la maladie frappe plus sévèrement les personnes obèses.

C'est 20 minutes qui rapporte cette nouvelle qui risque de susciter de nombreuses réactions. En effet, les résultats d'une étude réalisée par le CHU de Lille sont très inquiétants. On y apprend notamment que le coronavirus frappe plus sévèrement les personnes obèses. Le quotidien souligne que les obèses atteints du coronavirus ont 7 fois plus de chances d'être placés sous assistance respiratoire que les patients qui n'ont pas de problème de surpoids. D'ailleurs, pour illustrer cette affirmation, le CHU de Lille indique parmi les patients admis aux soins intensifs dans leur hôpital, 47,6% étaient atteints d'une obésité sévère. Parmi eux, 85,7% ont eu besoin d'un respirateur.

Plus inquiétant encore, les trois régions françaises les plus touchées par le coronavirus, à savoir les Hauts-de-France, le Grand Est et l'Île-de-France, sont également les plus touchés par l'obésité. 20 minutes précise qu'en 2012, l'obésité concernait 21,5% de la population des Hauts-de-France. Le collectif Réseau environnement santé (RES) estime même que «cela pourrait expliquer pourquoi l’épidémie de Covid-19 évolue si rapidement aux États-Unis où l’obésité touche 42 % de la population».

20 minutes est allé à la rencontre d'André Cicolella, chimiste et président du RES, qui n'hésite pas à tirer la sonnette d'alarme. «Nous risquons d’en payer le prix fort aujourd’hui. Car ce constat vraisemblable d’une plus grande fragilité liée à l’obésité et au surpoids ne doit évidemment pas se traduire par un discours stigmatisant renvoyant à une responsabilité purement individuelle. Les données scientifiques sont très claires sur les rôles de l’alimentation ultra-transformée, la sédentarité, mais aussi les perturbateurs endocriniens».

20 minutes ne manque pas de rappeler que l'obésité considérée comme une maladie par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Pour André Cicolella, la France n'en fait pas assez pour arrêter ce fléau. «En 2018, un vote de l’assemblée générale de l’ONU a demandé l’arrêt de la progression de l’obésité et du diabète d’ici à 2030. Or, on constate la faiblesse de la politique de santé environnementale en France pour atteindre cet objectif. La mobilisation n’est pas à la hauteur de l’enjeu sanitaire». 

Source: 20 minutes · Crédit Photo: Adobe Stock